Les participants à la réunion ministérielle du Comité interétatique de politique et de diplomatie de l’organe sur la coopération en matière de politique, de défense et de sécurité de la SADC, réuni le 24 février 2017 à Dar es Salam, en Tanzanie, ont félicité le Président de la République, Joseph Kabila Kabange pour les efforts qu’il ne cesse de déployer pour l’instauration de la paix en RDC et sa volonté de mettre toute la classe politique congolaise autour d’une même table pour trouver des  solutions consensuelles à leurs différends.

Ils ont salué les efforts du gouvernement, de la CENCO et des parties prenantes aux discussions directes, visant à relever les défis politiques et sécuritaires, et à encourager la mise en œuvre de l’Accord politique du 31 décembre 2016.

Les participants ont, en outre, retenu le principe de la relance du programme DDRRR en vue de répondre aux besoins des réfugiés, d’initier la reddition des groupes armés encore actifs dans la région et de recommander la tenue  régulière en RDC des réunions  dudit programme.

Ils ont recommandé au sous-comité des chefs d’état-major d’examiner le rapport de la mission technique, d’évaluer les programmes de sécurité en RDC et la menace posée par les forces négatives. Le gouvernement de la RDC est invité à informer la SADC, en temps utile, de l’assistance requise pour l’organisation des élections et pour la mise en œuvre de l’Accord politique du 31 décembre 2016.

En outre, ils ont réitéré la décision prise par la réunion de l’Unité ministériel de l’organe (CMO), tenue à Pretoria, en Afrique du Sud, en juillet 2015, ordonnant au secrétariat exécutif de la SADC de s’entretenir avec celui de la CIRGL afin d’organiser une réunion conjointe des chefs d’état-major pour résoudre les problèmes sécuritaires en RDC.

 Renouvellement du mandat de la MONUSCO

Par ailleurs, les participants à la réunion de Dar es Salam ont décidé du renouvellement du mandat de la MONUSCO qui figure à l’agenda de la réunion du Conseil de sécurité prévue au mois de mars 2017. Les participants ont préconisé une évaluation de l’action de la MONUSCO 20 ans durant avec plus de 20.000 hommes, avant la reconduction de son mandat.

Les participants ont constaté qu’après la défaite de l’ex-M23, le reste des groupes armés ont continué à mener des opérations non conventionnelles contre les FARDC et les Forces de la MONUSCO, désavantageant ainsi celles-ci en ce qui concerne la menace de sécurité que représentent ces groupes armés en termes de la  posture conventionnelle.

En effet, ces groupes armés ont changé de mode opératoire pour adopter la guérilla et le terrorisme. Ils ont noté que la configuration actuelle de la MONUSCO repose uniquement sur la conduite des opérations offensives, alors que leurs forces sont déployées, conformément au chapitre 7 de la Charte des Nations Unies.

ACP/FNG/Kgd