Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont condamné fermement la violence observée dans la région du Kasaï au cours des derniers mois, selon une déclaration de cet organe sur la situation en RDC.

Ils se sont déclarés gravement préoccupés par les informations récentes faisant état de violations graves du droit international humanitaire commises par les milices locales dans cette région, notamment le recrutement et l’utilisation illicite d’enfants soldats et le meurtre des civils par les membres des forces de sécurité de la RDC qui pourraient constituer des crimes de guerre au regard du droit international.

Par ailleurs, les membres du Conseil de sécurité se sont dits préoccupés par les incursions récentes d’ex-combattants du Mouvement du 23 mars (M23) et ont rappelé les engagements pris par tous les Etas de la région au titre de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région.

Les membres du Conseil ont réaffirmé leur plein appui à la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et la nécessité pour toutes les parties d’appuyer les efforts de médiation et d’y participer de manière constructive.

Ils ont salué la libération, au Kasaï Central, de plus d’une centaine de mineurs incarcérés pour association au mouvement insurrectionnel Kamuina Nsapu.

Cette libération, qui fait partie des efforts des autorités provinciales pour la pacification de cette province en proie aux violences depuis plus de six mois, a également bénéficié de l’appui de la MONUSCO à travers sa section Protection de l’enfant, a indiqué Charles-Antoine Bambara, directeur de l’information publique de la MONUSCO.

Pour soutenir les efforts du gouvernement congolais à juguler la situation, depuis décembre 2016, la MONUSCO renforce sa présence militaire dans les Kasaï.

Ce renforcement s’est traduit par une présence notamment à Kananga, au Kasaï Central et le déploiement de trois bases temporaires mobiles dans trois zones de cette province à Tshimbulu, à Luiza et à Kabeya Kamwanga pour la protection des populations civiles.

La MONUSCO a aussi décidé de renforcer son effectif civil depuis 2017 en dépêchant une mission pluridisciplinaire d’évaluation de la situation sécuritaire avec les autorités du Kasaï Central, du Kasaï Oriental, de Lomami et du Kasaï, sur les pistes de solution pour ramener le calme.

ACP/ZNG/JGD